Cliquez sur le contrôle pour écouter une courte présentation sur les objets intéressants à observer dans le ciel du mois de janvier. (Narration par Marc-André Paradis, intro musicale par Real Rhodes Sounds)
Voici le ciel tel qu’il nous apparaît le 15 janvier 2010 vers les 18h00. En regardant vers le sud, vous pouvez apercevoir à votre droite et à l’ouest, Jupiter(1). Elle glissera sous l’horizon dans la demi-heure. La planète a quitté le Capricorne qu’elle a traversé en 2009, pour commencer son périple à travers la constellation du Verseau. Pendant ce temps à l’est, Mars (2) se lève. La planète se rapproche de la constellation du Cancer ce mois-ci. Ce déplacement apparent des planètes situées plus loin du soleil que ne l’est la Terre est appelé mouvement rétrograde. Juste devant vous, au-dessus de l’horizon sud, la constellation de la Baleine. Dans son cou, se retrouve l’étoile variable Mira (3) qui a atteint son maximum de luminosité le 27 novembre 2009. Elle est maintenant comparable en luminosité, à l’étoile Alpha des Poissons qui représente le lien attachant les queues des poissons célestes et qui se trouve à la pointe du V.
Poursuivons notre tournée du ciel avec les Pléiades (4). Cet amas d’étoiles galactique qui est très jeune (100 millions d’années), comprend environ 3000 étoiles situées à près de 440 années-lumière de nous. Combien d’étoiles pouvez-vous voir à l’œil nu? Juste un peu plus bas vers l’est, se trouve un autre amas galactique, les Hyades (5). Bien qu’Aldébaran, l’œil du Taureau, soit au beau milieu de l’amas, cette étoile brillante n’en fait pas partie. Aldébaran est située à 68 années-lumière, alors que les Hyades sont situées plus loin, à environ 150 années-lumière. Autre amas spectaculaire, est celui dans Persée. En fait, il s’agit de deux amas dans le même champ de vision, l’amas double de Persée (6). Situés à plus de 7000 années-lumière de nous, ils contiennent des milliers d’étoiles très jeunes. En effet, ces amas ne sont âgés que de 6 et 12 millions d’années. À l’œil nu. Il est possible de les repérer dans le ciel comme une tache floue. Aux jumelles, l’on peut deviner leurs splendeurs et au télescope, c’est tout simplement un festin d’étoiles. Si votre instrument optique est à portée de main, il faut profiter de la présence d’Orion pour observer la fameuse nébuleuse (7), Messier 42. Celle-ci est située à 1500 années-lumière et fait partie d’un grand complexe de poussière et de gaz qui donne naissance à des milliers d’étoiles. Pouvez-vous observer les quatre étoiles au centre de la nébuleuse. Ces étoiles portent le nopm de Trapèze. Avec les gros télescopes, il est possible d’observer plus de quatre étoiles et elles sont toutes reliées ensemble par la force de gravité. Elles dansent un grand balai céleste dans une enceinte de gaz et de poussières illuminées par les rayons ultraviolets émanent de ces étoiles naissantes. Pour finir (8), le 3 janvier offre une pluie d’étoiles filantes pour les observateurs qui ne craignent pas le froid. Les Quadrantides produisent environ 100 météores par heure durant leur maximum et prennent leur origine dans une portion du ciel située entre la queue de la Grande Ourse et la tête du Dragon. Bonnes observations à tous et bonne et heureuse année 2010.